2/07/2026
La nouvelle phase du projet, financée à hauteur de deux millions d'euros par l'Union européenne, sera mise en œuvre par la FIAP et la Police nationale jusqu'en juin 2028, ce qui permettra de consolider les résultats obtenus lors de la première phase (POC I).
10/10/2025
30/06/2023
06/05/2025
La deuxième phase de ce programme de coopération entre l’Union européenne et la Mauritanie, pilotée par l’Espagne, est désormais en cours. Elle poursuit trois objectifs principaux : renforcer les capacités opérationnelles de la Mauritanie dans la lutte contre les réseaux de traite et de trafic illicite ; améliorer la coordination au sein du système de justice pénale (judiciaire et policière) ; et soutenir la coordination entre les institutions.
L’objectif est donc de renforcer le cadre mauritanien de lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains, notamment en améliorant les capacités de détection de la fraude documentaire, en soutenant les capacités du parquet chargé de ce domaine et en mettant en place des mécanismes de coordination entre les différentes institutions impliquées dans la lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains, ainsi qu’en renforçant la coopération régionale (institutions judiciaires et policières, agences de protection internationale, organisations humanitaires et société civile). L’amélioration de la coordination de la réponse institutionnelle et de la protection des victimes comprendra des activités visant à soutenir la Commission nationale mauritanienne des droits de l’homme.
L’ensemble du projet s’inscrit dans une approche axée sur les droits de l’homme et l’égalité entre les femmes et les hommes, avec des mesures spécifiques intégrées à toutes ses activités.
Le lancement a eu lieu le lundi 29 juin à Nouakchott, en présence de responsables mauritaniens et de l’ambassadeur de l’Union européenne dans le pays.

Au cours de la phase précédente du projet (décembre 2021 – octobre 2025), les capacités d’enquête de la police et de la justice ont été considérablement améliorées grâce à des formations portant sur les techniques d’enquête et de saisie, les sources d’information, le contrôle aux frontières, la vérification des documents et la détection de la fraude documentaire ; les capacités en matière d’enquêtes criminelles ont également été renforcées. Un soutien a également été apporté à la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la lutte contre les réseaux de trafic illicite de migrants à Nouakchott et à Nouadhibou (garde-côtes, gendarmerie et wali, ou gouverneurs régionaux).
Dans le cadre du projet, deux centres d’accueil provisoire pour étrangers ont également été rénovés et équipés afin de permettre une gestion coordonnée, par la police, les organismes de protection et les organisations humanitaires, des personnes arrivant par voie maritime dans les eaux mauritaniennes.
Depuis janvier, environ 2 000 personnes sont passées par ces centres, qui ont été réaménagés conformément aux normes européennes en matière d’asile. C’est là que, pendant une durée maximale de 72 heures, elles sont interrogées afin de déterminer si elles sont victimes de la traite, des personnes vulnérables ou des demandeurs de protection internationale, avant d’être orientées vers les autorités compétentes. Leur fonctionnement s’inspire des centres d’accueil temporaires pour étrangers des îles Canaries. Sur place, les personnes bénéficient de l’aide du Croissant-Rouge et du Comité de lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains, avec le soutien de l’OIM, du HCR et de la Commission nationale mauritanienne des droits de l’homme (CNDH).
Outre les ambassadeurs de l’Union européenne et de l’Espagne, la cérémonie de lancement a réuni des représentants de la police mauritanienne, de sa Direction de l’administration territoriale, de l’Office national de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants, du Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, de l’OIM et du HCR.
Ce nouveau projet se poursuivra jusqu’en juin 2028.

